Le 8 mars, c’est « la journée internationale des femmes ». Plus communément appelée « journée de la femme ».
C’est LE jour pour défendre le droit des femmes dans le monde. Et ça fait plus d’un siècle que ça dure, depuis les premières luttes féministes en Europe et aux États-Unis.

Le 8 mars : on se rassemble, on débat, on tape du poing, on brandit des pancartes et on scande des slogans pour l’égalité entre les sexes. Et le 9 mars, on passe au sujet suivant.

Quoique la tradition a quelque peu été bousculée ces derniers temps. Depuis la fameuse affaire Weinstein, on parle tous les jours ou presque des violences faites aux femmes. Ce qui pointe les inégalités de traitement.

L’hashtag #balancetonporc, suivi du plus consensuel #metoo, a permis de faire sauter un verrou. Les femmes parlent, elles prennent conscience que ce qu’elles subissent n’est pas normal et que ce n’est pas – en plus – de leur faute.

C’est une vraie révolution !

Des hommes et des femmes ont été choqués par le terme « balance ton porc ». C’est fait exprès. Comme dans toutes les révolutions, il faut une phase où la peur change de camp.
Et ça, ça ne se fait pas dans la douceur.journée de la femme

Pour nous syndicalistes, le sujet de l’égalité de traitement entre les hommes et les femmes est omniprésent et transversal à toutes nos revendications et toutes nos actions.

Et il y a beaucoup à faire dans ce domaine :

  • les écarts de rémunération de plus de 20% qui perdurent en faveur des hommes,
  • les temps partiels qui sont à 80% occupés par des femmes,
  • les métiers féminins qui sont dévalorisés et sous-payés,
  • les plafonds de verre,
  • les carrières hachées des femmes liées à une répartition des tâches très inégale à la maison…
    Les femmes se retrouvent à travailler plus longtemps que les hommes pour des pensions de retraite largement inférieures.

Tout cela est parfaitement injuste et intolérable. Ce sont aussi des violences faites aux femmes.

journée de la femme Voilà pourquoi nous demandons, au SCID, que ces inégalités de traitement soient véritablement considérées comme des délits.

En clair, nous demandons que les entreprises aient des comptes à rendre et que celles qui ne respectent pas l’égalité entre les hommes et les femmes soient punies pénalement.

C’est possible, c’est une simple volonté politique. La preuve, l’Islande l’a fait.

Là-bas, depuis le 1er janvier 2018, les entreprises de plus de 25 salariés et les administrations doivent produire une certification attestant qu’à travail égal, elles versent le même salaire aux deux sexes. Les entreprises qui n’obtiennent pas cette certification pourront se voir infliger une amende allant jusqu’à 400 euros par jour !

Cette loi concerne aussi les autres discriminations salariales : origine ethnique, âge, religion, orientation sexuelle, handicap.

C’est donc aux entreprises de prouver qu’elles respectent la loi et non aux salariés d’aller saisir les tribunaux. Ça change tout ! Et on peut l’étendre à toutes les inégalités dans le travail : accès à la formation, évolution de carrière, mixité des métiers, types de contrats, conditions de travail, etc.

Alors qu’attend notre gouvernement qui enchaîne les réformes à un rythme frénétique ? Macron qui faisait de l’égalité hommes-femmes une priorité, qui voulait un Ministère dédié, devrait s’inspirer de nos voisins islandais.

A moins que Macron et ses copains les patrons n’aient pas vraiment intérêt à être aussi efficaces. Car tout cela aurait un coût pour les entreprises. L’intérêt général passe après.

Ce sera donc à nous de réclamer l’égalité, par tous moyens. Et c’est ce que nous faisons car au SCID, la journée de la femme, c’est tous les jours !

Le SCID : pour remettre l’humain au centre des décisions