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1er mai 2026 : un gouvernement qui méprise les travailleurs

1er mai 2026 : un gouvernement qui méprise les travailleurs

Un 1er mai sous tension

Le 1er mai est un jour férié, chômé et payé. C’est un principe fondamental du droit du travail, issu des luttes sociales.

Pourtant, le Gouvernement a choisi d’introduire un trouble inédit. Il a demandé aux services de l’État (inspection du travail, policier), de ne pas verbaliser certains commerces ouverts le 1er mai 2026. Oui oui …
Du jamais vu.

Cette consigne fragilise directement un pilier du droit du travail.

Le gouvernement contourne le débat démocratique, alors même qu’il a abandonné pour le moment la proposition de loi visant à élargir les dérogations.

Une instruction qui contourne la loi

Rappelons que le 1er mai impose le repos payé à tous les salariés 

L’article L.3133-4 du Code du travail et L3133-5 précise que: 

Le 1er mai est jour férié et chômé.

 

Le chômage du 1er mai ne peut être une cause de réduction de salaire.

Les salariés rémunérés à l’heure, à la journée ou au rendement ont droit à une indemnité égale au salaire perdu du fait de ce chômage. Cette indemnité est à la charge de l’employeur.

Malgré cela, le Gouvernement autorise de facto certaines activités à ouvrir sans sanction. Les boulangers, pâtissiers ou fleuristes artisanaux sont concernés.

Cette tolérance administrative crée une rupture d’égalité entre les salariés et les employeurs.

En effet, elle pénalise les commerçants voisins qui, eux, ne peuvent pas ouvrir.
Cette différence de traitement produit une concurrence déloyale.

Et hop le tour est joué : cela permettra de justifier une ouverture plus large, présentée comme “équitable”.

Et voilà comment on arrive tranquillement à nous retirer nos droits !!

Les salauds !!

Un flou juridique volontairement entretenu

La loi prévoit déjà une exception stricte : seules les activités qui ne peuvent être interrompues peuvent fonctionner (hôpitaux, transports, etc.).

Mais comme aucun texte ne permet d’étendre librement cette liste, le Gouvernement exploite cette zone grise.

Pire encore, il renvoie désormais la responsabilité aux branches professionnelles. Une stratégie claire : banaliser progressivement le 1er mai pour en faire un jour férié comme les autres.

Et demain ? La remise en cause des acquis

Quand un gouvernement commence à contourner un principe aussi symbolique, la question se pose : jusqu’où ira-t-il ?

Aujourd’hui, le 1er mai est fragilisé.
Demain, pourquoi pas la cinquième semaine de congés payés ?

Remettre en cause un symbole, c’est préparer le terrain pour attaquer le reste.

Conclusion : défendre le 1er mai

Le signal envoyé est grave. Le Gouvernement teste les limites et banalise les entorses au droit.

Aujourd’hui, ce sont les symboles. Demain, ce seront les droits.

Dès lors, le 1er mai doit rester un jour de lutte, de respect et de protection des travailleurs.
Refusons cette dérive.

Ce 1er mai, mobilisons-nous massivement et affirmons, dans la rue, notre refus du mépris et des atteintes aux droits des travailleurs. Hurlons notre colère !!!!