On a de la chance quand-même, Noël est autorisé…

Le gouvernement est là pour nous dire ce qu’on le droit de faire ou de ne pas faire, le tout bien bien bien relayé par la presse.

On ne va pas vous le refaire ici, vous avez votre dose, non ?

Nous, on défend les salariés des commerces et des services, comme les agents de ménage, de sécurité. Et pour eux, Noël n’est pas synonyme de vacances à la neige, de soirées au coin du feu ou à la lanterne…

Pour ces salariés, Noël est la période la plus dure de l’année. On en sort sur les genoux, les nerfs à vifs et prêt à tuer le prochain qui vous passe « White Christmas ».

Car dans les commerces, non seulement on n’est pas bien payés, mais en plus c’est dur.

  • hurler « Bonjour Monsieur, bonjour Madame, bienvenus ! » 2800 fois par jour,
  • car on est obligé de hurler quand on porte un masque, pour que les gens vous entendent,
  • dire le même nombre de fois : « vous avez du gel à disposition » à des clients excédés d’en mettre toutes les 5 mn,
  • courir partout pour trouver la bonne taille, la bonne couleur,
  • revenir essoufflé, parce qu’avec un masque on ne peut pas respirer et annoncer au client  « il n’y en a plus », ou revenir triomphant et vous entendre dire « finalement, je préfère le rouge, vous pouvez aller me le chercher ? »,
  • servir des clients à la chaîne, tout en leur donnant une expérience d’achat inoubliable,
  • la musique qui braille toute la journée,
  • les boules qui clignotent,
  • les étudiants embauchés pour Noël très sympas mais pas formés,
  • le patron qui vous harcèle pour faire « du chiffre, du chiffre, du chiffre », surtout qu’on sera sûrement bientôt de nouveau confinés…
  • les clients qui râlent à la caisse parce que vous n’êtes pas assez nombreux,
  • rester en toutes circonstances et 10 heures d’affilée agréable, poli et gracieux, le tout avec un masque,
  • après sa journée sortir exténué dans le froid et la nuit,
  • attendre son train dans les courants d’air avec la police qui patrouille parce qu’on est en couvre-feu,
  • attendre longtemps parce que le soir, y’a moins de trains,
  • dans le wagon, serrer son sac très fort en espérant que le type là-bas qui vous regarde est sympa.

En même temps, au moins, on voit du monde, profitons-en et aimons-nous les uns les autres, embrassons-nous en cachette (chuuuut) !

Et voyons le bon côté des choses, le couvre-feu est levé le soir de Noël, comme ça le Père Noël ne se fera pas arrêté par la police…

Allez, joyeux Noël à tous !

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