Prix des carburants : salariés sous haute pression
Les prix carburants explosent
Les prix carburants atteignent des niveaux insensés. Dès lors, les salariés du commerce et des services sont pris à la gorge.
Aujourd’hui, faire le plein ressemble à un passage en caisse avec des prix qui varient et augmentent constamment… Sans remise, sans ticket restaurant et sans augmentation de salaire.
Un plein de 50 litres coûte désormais entre 100 et 120 euros…
Et dans certaines stations, le diesel atteint plus de 2,53 €/L. Le diesel est aujourd’hui plus cher que l’essence.
Sachant qu’une grosse majorité des gens en France ont un véhicule au diesel.
Autrement dit, aller travailler coûte très, très cher. On marche sur la tête.
Prix carburants : une dépense obligatoire
Les prix des carburants ne relèvent pas du confort. Ils relèvent de la contrainte. Le carburant est donc, pour des millions de gens, un produit de 1ère nécessité.
Les salariés du commerce et des services ont souvent des horaires décalés. Ils travaillent tôt, tard, la nuit et souvent loin de chez eux. Les transports ne suivent pas. Donc ils sont obligés de prendre leur voiture.
Résultat :
- 2 pleins par mois = 220 € à 240 €
- 3 pleins = jusqu’à 350 euros €
À ce niveau, ce n’est plus un budget. C’est une sanction pécuniaire.
Il n’est pas question de tolérer pareil poids financier à la charge des salariés.
Blocage des prix carburants, oui, mais cela ne se suffira pas
Face à cette situation, il ne faut pas réfléchir pendant des mois. Il faut agir. D’abord, il faut bloquer les prix carburants. Simplement. Immédiatement.
Ensuite, il faut aussi baisser les taxes. Aujourd’hui, plus de la moitié du prix est composée de fiscalité. Pour comprendre la décomposition réelle du prix c’est par ici .
Enfin, il faut reconnaître une évidence : le carburant est une dépense professionnelle contrainte.
Les grandes entreprises doivent donc participer activement. Et être solidaires des petites et moyennes entreprises qui n’ont pas les mêmes réserves de liquidité.
Mettre les grandes entreprises à contribution est une question de justice. Cela aura également une autre vertu immédiate : les grands patrons mettront la pression pour que les prix baissent !
On remet les choses à l’endroit
Aujourd’hui, l’économie fonctionne à l’envers.
Les salariés travaillent pour payer leur carburant. Puis ils paient encore pour vivre. Et très souvent, il ne reste rien.
Pendant ce temps, on nous explique qu’il faut “s’adapter”. Pire, on nous méprise en nous traitant d’assistés.
Cela suffit. L’économie doit être au service de l’Homme. Pas l’inverse comme beaucoup l’ont pourtant intégré.
Rappelons également que le droit prévoit que c’est le travail qui doit s’adapter aux gens. Pas le contraire.
Nos revendications (sans détour)
Nous demandons :
- Blocage immédiat des prix carburants
- Baisse significative des taxes sur les prix carburants
- Reconnaissance du carburant comme dépense professionnelle
- Prise en charge immédiate de la moitié (à minima) de cette dépense
- Mesures pérennes pour les salariés contraints de conduire
Pas dans six mois. Pas après un rapport. Maintenant.
Assez de discours, on passe à l’action.
Sinon les salariés sous pression vont finir par exploser.
Le SCID : pour remettre l’humain au centre des décisions



