Le Bon Marché (enseigne de luxe du groupe LVMH) a connu en 2015 – malgré la crise et malgré les attentats – une croissance des ventes et des résultats RECORDS !

Les dirigeants du Grand Magasin de la Rive Gauche, qui vont toucher des primes individuelles exceptionnelles et recevront les louanges des actionnaires repus, se frottent les mains.
Professionnels et bienveillants, ils ont quand même pris le temps de féliciter tous les salariés lors de plusieurs représentations de com au théâtre du Vieux Colombier.

Pastèque sur le gâteau, les salariés ont eu droit à une petite soirée bling bling avec numéro de cirque et groupe de musique jeune et dans le vent (les Gipsy Kings) à la cité de la Mode et du Design.

Panem et circenses…. Du pain et des jeux, vieux comme la Rome antique.

Mais nous (militants du SCID) sommes pragmatiques et ce ne sont pas les félicitations, aussi émouvantes soient-elles, qui vont mettre du beurre dans les épinards des salariés. Nous sommes tous au travail – faut-il le rappeler – pour gagner notre vie. Et le coût de la vie, lui, augmente chaque année.

Nous attendions donc des négociations salariales à la hauteur des bénéfices et un partage équitable des richesses amassées grâce au travail de tous les salariés !

Nous sommes donc évidemment très déçus par l’accord NAO qui a été signé par les autres organisations syndicales du Bon Marché (CFDT en tête, CFTC, CGC et… FO) qui prévoit une enveloppe d’augmentation de 1,8% et une augmentation du remboursement du titre de transport (qui, rappelons-le, est passé à 70 euros pour tous les franciliens).

Nous attendions AU MINIMUM pour cette année 2016 :
– Une augmentation générale SIGNIFICATIVE pour TOUS : employés, agents de maîtrise et cadres.
L’accord qui a été signé prévoit de très faibles augmentations générales pour les employés uniquement.

– Plus aucun salaire de base inférieur au SMIC car le Bon Marché (enseigne de luxe du richissime groupe LVMH) est le seul Grand Magasin à embaucher des vendeurs avec un salaire de base inférieur au SMIC !!
Aucune mesure sur ce point : les plus bas salaires de base Bon Marché, qui se situent entre 1354 € et le SMIC (1466,62 €) et qui représentent environ 60 personnes, n’auront qu’une petite augmentation générale de moins de 20 € bruts ! Ce point est particulièrement honteux pour une enseigne comme le Bon Marché qui pressurise son personnel et se gausse d’être la référence du luxe et de l’élégance des Grands Magasins parisiens.

L’augmentation du remboursement du titre de transport passe à 60% (au lieu de 50%), ce qui est une avancée. Mais encore une fois, le Bon Marché fait moins que ses concurrents : les Galeries Lafayette remboursent 75% du titre de transport depuis des années.

Ajouter à cela, des effectifs en baisse, des exigences et des horaires d’ouverture qui augmentent, l’ombre menaçante de la généralisation du travail du dimanche…
Cette année, comme les années précédentes d’ailleurs, nous ne disons pas MERCI PATRON* !!

* clin d’œil au film de François RUFFIN que le SCID vous recommande chaudement !

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