Carrefour Market s’acharne.

Le 14 octobre 2016, c’était les élections professionnelles chez Carrefour Market.

Le SCID, syndicat libre et indépendant fraîchement désaffilié de la CFDT, a présenté des listes de candidats.

Naturellement, la discrimination syndicale (comme toute forme de discrimination) est interdite par le Code du Travail et le Code Pénal.

Tout comme il est interdit d’exercer des représailles sur des salariés qui refusent de subir des agissements de harcèlement moral. Ou encore d’exercer des représailles sur des salariés qui relatent des faits de harcèlement moral sur d’autres salariés.

C’est interdit, sur le papier.

Mais il arrive chez Carrefour Market que des salariés maltraités, méprisés, déconsidérés et mal payés subissent quotidiennement de la discrimination. Et même des représailles s’ils ont l’audace de réagir.

Ils se prennent cette violence dans la figure, de plein fouet, avec tous les dommages collatéraux que l’on peut imaginer.

Par exemple , lors de la campagne électorale de Carrefour Market, TOUS les candidats et adhérents du SCID ont subi des pressions.

Des menaces verbales, des mobilités soudaines, des convocations, des sanctions…A lire

Deux d’entre eux, qui dénonçaient courageusement depuis des mois des conditions de travail indignes, ont même fait l’objet d’une procédure de licenciement.
L’un d’eux était élu délégué du personnel et la direction a dû saisir l’Inspection du Travail pour avoir l’autorisation de licencier.

La direction a tenté de ruser : elle a saisi l’Inspection du Travail du siège de Carrefour Market, au lieu de l’Inspection du Travail du secteur du magasin qui connaissait trop bien les conditions de travail…

Malgré cela, à l’issue d’une enquête fouillée, l’autorisation de licenciement a été refusée par l’Inspection du Travail du siège.

Ainsi le salarié a pu respirer un peu : il avait toujours son travail, il était sauvé ! Il a même été réélu délégué du personnel par les salariés de son magasin !

Mais c’était sans compter sur « l’acharnement » de Carrefour Market qui ne veut surtout pas que le SCID s’installe dans l’entreprise.

SCID Carefour MarketEt qui veut envoyer un message fort à ceux qui seraient intéressés…

La direction a donc formé un recours hiérarchique auprès de la Direction Régionale du Travail pour contester la décision de l’Inspection du Travail.

Et voilà le salarié re convoqué, obligé de se re défendre, encore.

Il ne sera pas seul, nous irons avec lui et nous mettrons tout en œuvre pour que la décision de l’Inspection du Travail soit confirmée et que son emploi soit sauvé.

Cet acharnement est inacceptable, la discrimination syndicale est inacceptable, les conditions de travail dégradantes et les modes de management inhumain sont inacceptables.

Le SCID, qui n’hésite pas à saisir les tribunaux, fera tout ce qu’il peut pour que ces enseignes, qui se croient toutes puissantes, soient condamnées pour leurs agissements coupables.

Et vous pourrez compter sur nous pour en faire la publicité.

Le SCID : pour replacer l’humain au centre des décisions


Prochainement :  « Les brigades du SCID » Saison 1 : L’arnaque de la loi El Khomri.

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