2019 du NEUF.

Depuis novembre 2018, il se passe quelque chose d’historique dans notre pays.

Avec le mouvement des gilets jaunes, un changement profond s’opère dans les esprits. Et l’espoir, la ferveur, la fierté ont regagné les cœurs.

Une partie de la population s’est levée, sans parti ni syndicat, pour se révolter pacifiquement contre les inégalités et les injustices sociales, contre cette démocratie fantoche qu’est la Vème République, contre les violences insupportables engendrées par un système qui place l’argent avant les gens.

Des citoyens se mobilisent depuis des semaines, jour et nuit, dans le froid, sous la pluie, sur des rondpoints et lors de manifestations pour reconquérir nos droits les plus élémentaires : vivre dignement de son travail, pouvoir se soigner, éduquer ses enfants, éradiquer la pauvreté, partager les richesses, peser dans les décisions du pays…

Une réflexion politique se développe, une volonté de reprendre en main à la fois son propre destin et le destin commun.

Et malgré une répression policière, judiciaire et médiatique d’une violence inouïe, ayant clairement pour but de terroriser le peuple et d’éteindre toute velléité de rébellion, le mouvement ne s’arrête pas.

Pas plus que ne baisse le soutien de la population toute entière.

Les gens ont redécouvert la solidarité et la puissance du peuple quand il se rassemble. Et ce faisant, ils portent haut les valeurs de la France : la liberté, l’égalité et la fraternité.

Les discours de fermeté du gouvernement n’y changent rien. Macron, assis les mains à plat ou debout avec les mains qui bougent, est devenu inaudible. Tout comme ses médias aux ordres.

Les porte-paroles, le 1er ministre et ses sbires utilisent un vocabulaire volontairement radicalisé, alarmiste, voire effrayant. Rien n’y fait. Tout le monde ou presque, s’en fout.

Car la République, c’est nous. Pas eux.
Car les institutions doivent servir l’intérêt général du peuple, pas leurs intérêts particuliers.
Car la démocratie, c’est le pouvoir au peuple. Et ce n’est plus négociable.

“On résiste à l’invasion des armées, on ne résiste pas à l’invasion des idées.” Victor Hugo
Histoire d’un Crime

L’année 2019 débute sur cette prise de conscience collective, sur ce mouvement de révolte fier et fraternel. Et les idées, les volontés de changement portées par les gilets jaunes sont tellement puissantes, qu’il apparaît aujourd’hui impossible de revenir en arrière. De faire comme si rien ne s’était passé.

Le vieux monde doit laisser la place à un nouveau.

Et jusqu’à ce que ça arrive, ce mouvement insurrectionnel va continuer.

Et nous continuerons à y participer, comme nous le faisons depuis le début. Sans drapeaux ni autocollants, en tant que citoyens révoltés.

Car nous respectons et comprenons tout à fait la volonté d’indépendance des gilets jaunes. Nous sommes bien placés pour la partager puisque nous sommes nous-mêmes devenus indépendants face à des confédérations syndicales totalement corrompues et collaborationnistes.


Voilà des années que ces centrales syndicales multimillionnaires vont sagement négocier toutes les régressions sociales sans consulter leur base, sans exercer de véritable contre-pouvoir qui fasse trembler les puissants.

En tant que syndicalistes, cela nous révolte et nous défendons un nouveau modèle de contre-pouvoir, plus horizontal, véritablement démocratique, prêt à lutter par tous moyens pour défendre les intérêts et les droits des salariés.

On est comme tout le monde, on ne sait pas ce que nous réservera cette nouvelle année 2019.

Mais une chose est sûre, on attaque cette année avec énormément d’espoir et d’enthousiasme !

Alors on vous souhaite, comme on l’a beaucoup lu sur les réseaux sociaux, une nouvelle année pleine de bonnes révolutions. On vous souhaite à toutes et à tous l’amour, l’égalité, la liberté et la fraternité.

Et du neuf, du neuf pour 2019 !

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